
Naturels, acquis, déviants...
Désobéissance, sauter, tirer en laisse, détruire, voler, l'arrivée d'un enfant, d'un autre chien, les aboiements, les craintes, les phobies, l'anxiété, les attitudes de dominations, la poursuite des vélos, le manque de propreté... et bien d'autres situations encore.
Nous interprétons souvent mal certains comportements en ignorant que notre chien ne poursuit qu'un but : celui de s'affirmer, de répondre par rapport à ses propres perceptions, ses besoins et ses acquis.
La compréhension que nous avons aujourd'hui du canidé nous permet d'envisager de nombreux moyens d'actions, respectueux de cette espèce avec laquelle nous cohabitons. Des outils de communication plus proche de leur réalité, pour développer une socialisation, une hiérarchisation, une obéissance, des apprentissages...
Chez notre chien domestique, beaucoup de situations créées par l’Homme (éleveur, propriétaire, un dresseur ou un éducateur pas sérieux car incompétent...) peuvent provoquer chez lui un état anxiogène et déclencher des perturbations du comportement, des inadaptations qui font qu'on l'accusera à torts de « défauts ». On lui attribue souvent des sentiments humains comme la jalousie ou la rancœur.
Loin de là l’idée de renvoyer le chien au statut d’animal machine mais l’anthropomorphisme mal placé peut créer une anxiété chez lui. L’éthologie démontre bien que l’animal machine est révolu. Mais notre connaissance des affects, éthologiquement parlant, se traduirait plutôt par des affects comme la peur, l’intérêt, l’excitation et le contentement dans toutes les composantes.
Attention donc aux interprétations confuses sur la notion de « trouble » du comportement qui définiraient le chien comme un « anormal » ou un « tc.. », à la vue d’attitudes gênantes, parfois dangereuses, voire déviantes.
Avant tout, il faudra toujours tenir compte de l'unicité de chaque individu (trait génétique, hérédité, perceptions, dominantes, vécu...). Il faut tenir compte aussi que, pour tous les canidés, leurs réactions variées (naturelles, acquises, cognitives) face à un évènement seront des attitudes d'adaptation y compris la fuite ou l’agression (une menace est un acte d'agression).
Ils adopteront donc des attitudes qui ne nous conviendront pas toujours. Mais ces attitudes traduisent seulement un besoin à « l'instant T » aux origines et conséquences diverses.
Pour chacun, les degrés d’émotivité ou de stress sont différents mais ces conduites répondent à un besoin fondamental chez le chien : par rapport à sa compréhension, le retour à l'équilibre émotionnel dans un contexte bien précis. Or parfois un stress important perturbe, bloque ou modifie le comportement habituel, naturel, inné ou acquis. On parlera alors d'un conflit interne qui se traduira par l'extériorisation ou l'intériorisation du déséquilibre et cette nécessité de s'adapter.
Ainsi, il conviendra de distinguer :